Le phare d'Alexandrie comptait parmi les sept merveilles du monde antique. Bâti sur l'île de Pharos, il guida les navires vers le port pendant des siècles. Son nom est à l'origine du mot « phare » en français, comme de « faro » en espagnol.
La tour a disparu. À sa place se dresse aujourd'hui la citadelle de Qaitbay, et l'histoire de ce remplacement est une excellente raison de la visiter.
Le Pharos en bref
Le phare fut élevé au début de l'époque ptolémaïque, vers le IIIe siècle av. J.-C. Les auteurs de l'Antiquité le décrivent comme extrêmement haut, avec un feu à son sommet et des miroirs ou des surfaces polies pour porter la lumière plus loin. Il a fonctionné pendant de nombreux siècles.
Au Moyen Âge, des séismes ont endommagé la tour à plusieurs reprises, et elle s'était effondrée au XIVe siècle. De gros blocs sont tombés dans la mer, où ils sont restés pendant des siècles.
Le fort qui l'a remplacé
Au XVe siècle, le sultan mamelouk Qaitbay fit construire un fort au même endroit pour défendre le port. Les bâtisseurs ont utilisé des pierres du phare effondré, et certains de ces blocs sont encore visibles dans les murs. La citadelle comprend d'épais remparts, un donjon central et une petite mosquée.
Votre guide vous montrera où apparaissent, dans la maçonnerie, le granit et les pierres sculptées réemployés. C'est un détail discret qui relie les deux époques.
Ce que l'on voit aujourd'hui
- Les remparts et les tours, avec vue sur la mer
- Le donjon central et ses salles
- Une petite mosquée à l'intérieur de l'enceinte
- Des pierres antiques réemployées dans la maçonnerie
- Des barques de pêche et la Corniche qui s'étire de part et d'autre
Le tour des remparts prend environ une heure. La plus belle vue donne sur la ville, de l'autre côté du port oriental, avec la Corniche qui s'étire au loin et les barques de pêche à l'ancre.
Une étape de nos circuits
La citadelle fait partie de nos circuits privés d'une demi-journée comme d'une journée complète. Dans la formule d'une demi-journée, elle ouvre le programme, suivie du théâtre romain et de la bibliothèque. Dans la formule d'une journée, elle vient après les catacombes et la colonne de Pompée, puis vient un déjeuner de poisson en bord de mer.
La présence d'un guide est précieuse ici : le fort compte peu de panneaux explicatifs, et l'histoire du phare passe facilement inaperçue si personne ne la raconte. Vous repartirez avec une image précise de ce qui se dressait ici, même si la tour a disparu.
Au-delà des remparts
Plongeurs et archéologues ont retrouvé de gros blocs, des colonnes et des statues sur le fond marin autour du fort. Certaines pièces proviendraient du phare et du quartier royal qui s'élevait non loin. Tout n'est pas visible pour les visiteurs, mais cette histoire enrichit ce que l'on découvre hors de l'eau.
Le port mérite lui aussi une pause. Des pêcheurs locaux y travaillent encore, et l'on voit souvent de petites barques prendre le large. C'est la même étendue de mer que traversaient les navires de l'Antiquité, et elle donne au fort un cadre vivant.
Après la citadelle, notre circuit d'une demi-journée se poursuit au théâtre romain de Kom el-Dikka. Passer d'un fort médiéval à des gradins romains en une seule matinée montre combien Alexandrie compte de strates historiques.
Venez avec un peu d'imagination. La tour n'est plus, mais debout sur les remparts, avec la mer sur trois côtés, on peut se représenter une flamme claire au-dessus du port et des navires qui s'y dirigent. Cette image est le plus beau souvenir de la visite.
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